RECUEILS
Les pieds dans la nuit
« La nuit est tombée. Des corps tentent de traverser une mer d’encre. Un peu plus loin sur le rivage, d’autres corps se croisent, se disputent, se réchauffent. Entre les rayons de lune et les lueurs de l’aurore, « les enfants vont, ils dansent, se perdent dans le ciel de voiles et de morsures, dans le ciel de la vie », nous souffle Marie Pavlenko. Autant de vies glissées entre ses poèmes, avec leur chair, leurs douleurs et leurs joies… Dans ses textes, la colère et l’indignation ne sont jamais un renoncement, bien au contraire : elles sont une force vive, un élan qui nous entraîne et nous invite à réinventer collectivement nos horizons. Car écrire, c’est aussi lutter contre l’impuissance qui nous éteint lentement. « Je suis celle qui brûle d’amour pour le vivant », nous dit-elle enfin. Un amour qui embrase chaque page de ce recueil. »
6 février 2026, éditions Bruno Doucey.

« il est bientôt l’heure
de nouer ma voix
aux lumières vives
au soleil de joie
à la chaleur bleue
du feu des anciennes
être un tout
enfin
caresse des ans
réconciliée
pour mieux m’effacer »

La main rivière
« « Un jour je serai un renard », murmure Marie Pavlenko au détour d’un poème. Et si cette prière avait déjà été exaucée ? Car à la lecture de La main rivière, une chose est sûre : l’autrice sent les pulsations de la terre, l’eau des fleuves coule dans ses veines, et les arbres qui l’entourent constituent son habitat. C’est en symbiose avec la nature qu’elle écrit, se sentant appartenir à la grande espèce du vivant bien plus qu’à l’espèce humaine, dont elle déplore les agissements. S’opposant avec force à l’urbanisation du monde, l’autrice prend le parti de la nature et livre une ode à tout ce qui vit, respire et résiste. »
Janvier 2024, éditions Bruno Doucey.
« Dans tes yeux de montagne
je vois des pins crochets
des versants moutonneux festonnés de cimes claires
des cascades effrontées qui dévalent les rochers
dans tes yeux je voyage
loin
sous un ciel renversant
je serre ta main rivière
et j’écoute ton souffle couler dans la terre »
« Rien d’étonnant donc à ce que certains des textes prennent les atours mélodiques de la comptine, de la ballade ou de la berceuse, desquelles l’autrice jeunesse est forcément familière. Ils servent alors à faire résonner les pulsations d’une poésie maternelle, organique, écologique mais, surtout, vitale. »
Florian Bardou, Libération.
« Marie Pavlenko ne dit pas autre chose : les apparences sont trompeuses, l’amour et la nature, sans cesse menacés, demandent à être défendus. (…) La voici qui entre en poésie. Avec subtilité. »
Denis Cosnard, Le Monde des livres.
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ANTHOLOGIES

Je suis très heureuse de participer à cette anthologie qui fête les 15 ans de la merveilleuse maison Bruno Doucey. Elle a été établie par Bruno Doucey et Ariane Lefauconnier. J’ai écrit pour l’occasion un poème inédit. Elle est publiée le 7 février 2025.
Le mot de l’éditeur :
Babel, Chant, Coloré, Combats, Découverte, Désobéissance, Ensemble, Hospitalité, Intime, Planétaire, Résistance, Solaire, Sororité-Fraternité, Transmission, Vivante-Vibrante : les
voici les quinze mots par lesquels nous entendons fêter le Printemps des poètes 2025 et le quinzième anniversaire de la maison d’édition. 15 ans ! C’est le temps de l’amour, le temps
des copains et de l’aventure… Oui, mais le 15 est aussi un numéro d’appel d’urgence, celui du SAMU, acronyme que nous déclinons ainsi : Service d’Aide aux Mots Universels, ou pour les moins optimistes d’entre nous, Sauvez Au Moins l’Universel ! SAMU social oblige, 115 poètes constituent l’armée de libération que nous levons cette année pour faire front aux menaces de notre temps. Parce que nous sommes plus forts ensemble. Parce que la poésie élargit le monde de son sourire.
115 poètes à retrouver dans l’anthologie :
Garous Abdolmalekian, Esther Abumba, Olivier Adam, Maram al-Masri, Katerina Apostolopoulou, Margaret Atwood, Édith Azam, Peter Bakowski, Samantha Barendson, Stéphane Bataillon, Brigitte Baumié, Clémentine Beauvais, Nawel Ben Kraïem, Jeanne Benameur, Claude Ber, John Berger, Levent Beskardès, François Bétremieux, Caroline Boidé, Tanella Boni, Katia Bouchoueva, Breyten Breytenbach, Loréna Bur, Hélène Cadou, Shu Cai, Emanuel Campo, Marianne Catzaras, Roja Chamankar, François Cheng, Dominique Chipot, Marion Collé, Amiram Cooper, Louis-Philippe Dalembert, René Depestre, Flora Aurima Devatine, Ananda Devi, Claudia Di Palma, Diane di Prima, Barz Diskiant, Habiba Djahnine, Nassuf Djailani, Aurélien Dony, Bruno Doucey, Estelle Dumortier, Louise Dupré, Mohammed El Amraoui, Manon Fargetton, Mireille Fargier Caruso, David Giannoni, Mahtab Ghorbani, Hermann Hesse,Marie Huot, Sabine Huynh, Imasango, Victor Jara, Max Jeanne, Jin Eun-young, Ludivine Joinnot, Charles Juliet, Sofía Karámpali Farhat, Giedrė Kazlauskaitė, Vénus Khoury-Ghata, Pierre Kobel, Jack Küpfer, Jacques Lacarrière, Aurélia Lassaque, Yvon Le Men, Perrine Le Querrec, Ariane Lefauconnier, Patrice Luchet, Laura Lutard, Anna Malihon, Jean Malrieu, Michel Ménaché, Rita Mestokosho, Hala Mohammad, Moon Chung-hee, Laure Morali Ketty Nivyabandi, James Noël, Carl Norac, Gabriel Mwènè Okoundji, Marc Alexandre Oho Bambe, Simon J. Ortiz, Martin Page, Orianne Papin, Marie Pavlenko, Cristina Peri Rossi, Anthony Phelps, Coline Pierré, Paola Pigani, Dimitri Porcu, Noé Preszow, Nasser Rabah,Jean- Luc Raharimanana, Florentine Rey, Thierry Renard, Karine Reysset, Yannis Ritsos, Craig Santos Perez, Sapho, Arthur Scanu, Pierre Seghers, Pierre Soletti, Ronny Someck, Alain Souchon, Fabienne Swiatly, Murielle Szac, Hadassa Tal, Frédéric Jacques Temple, Andrea Thominot Jérémie Tholomé, Laurent Voulzy, Chehem Watta, Müesser Yeniay, Ella Yevtouchenko
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Participation à la réédition de l’anthologie QUAND ON N’A QUE L’AMOUR, parue aux éditions Bruno Doucey en octobre 2024.

Le mot de l’éditeur :
Cette anthologie de poèmes rassemble 50 poètes qui clament haut et fort le droit à l’amour pour tous. Quand on n’a que l’amour. La chanson de Brel, présente dans ce quatrième titre de la collection Poés’idéal, donne le ton de ce livre. L’anthologie s’ouvre, avec Arthur Rimbaud, Pablo Neruda, Louis Aragon ou Gaston Miron, sur des textes qui évoquent la « longue attente » et la peur – si prégnante dans le cour des adolescents – d’aimer sans être aimé. Puis viennent les poèmes de la rencontre émerveillée, de l’amour fou et de la liberté. Avec Paul Eluard, Hélène Cadou, Stéphane Bataillon, le livre accorde à la perte et au deuil la place que la disparition d’un être arrache à la vie ; tandis que de grands textes de la poésie mondiale nous rappellent, à la manière de Yannis Ritsos, que « l’amour dans son poing contient l’univers ». Une invitation au bonheur d’aimer.
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Participation à l’anthologie ÉROTIQUES, parue aux éditions Bruno Doucey en juin 2024.
Le mot de l’éditeur :
Elles disent le frémissement de l’attente et les pensées qui s’égarent, les corps qui se frôlent et la peau qu’on effleure, les lèvres qui s’entrouvrent, les souffles qui se mêlent. L’explosion du soleil dans la nuit des solstices. La solitude aussi. Sans omettre les tabous qui volent en éclat, la belle échappée du carcan patriarcal, l’insoumission et la liberté d’être. Pendant longtemps, trop longtemps, l’érotisme fut l’apanage des hommes qui se dédouanaient en affirmant chanter les femmes comme personne ne l’avait fait avant eux. C’était hier. Aujourd’hui, le désir s’écrit au féminin, et au pluriel tant sont nombreuses les voix qui lui offrent une langue, un corps. « L’endroit le plus érotique d’un corps n’est-il pas là où le vêtement bâille ? », s’interrogeait Roland Barthes. On pourrait en dire autant d’un livre comme celui-ci. Entrebâillez-le : 69 femmes de notre temps et 8 voix de la poésie classique vous y attendent pour une fête à mots ouverts.
69 poétesses parmi lesquelles :
‘Âyecha Afghân, Maram al-Masri, Laure Anders, Margaret Atwood, Zeina Azzam, Samantha Barendson, Rim Battal, Nawel Ben Kraïem, Claude Ber, Caroline Boidé, Roja Chamankar, Fanny Chiarello, Moon Chung-hee, Douce Dibondo, Diane di Prima, Louise Dupré, Jin Eun-young, Xavière Gauthier, Imasango, Maud Joiret, Hettie Jones, Erica Jong, Sofía Karámpali Farhat, Vénus Khoury-Ghata, Aurélia Lassaque, Audre Lorde, Laura Lutard, Kettly Mars, Sophie Martin, Hollie McNish, Maria Mercé-Marçal, Marie Pavlenko, Cristina Peri Rossi, Coline Pierré, Maria Pilchin, Maria Polydouri, Dahlia Ravikovitch, Grisélidis Réal, Florentine Rey, Goliarda Sapienza, Anna Serra, Murielle Szac, Marie Testu, Sigurbjörg Thrastardottir, Milène Tournier, Évelyne Trouillot, Chase Twichell, Luba Yakymtchouk…
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Participation à l’anthologie GRÂCE… LIVRE DES HEURES POÉTIQUES, parue aux éditions Bruno Doucey en février 2024 à l’occasion du Printemps des poètes.

Le mot de l’éditeur :
Prenez le mot Grâce. Soupesez-le pour en estimer la richesse de sens. Puis déployez-le, en éventail, de manière à faire apparaître ses innombrables significations. Qu’y a-t-il au-delà de ce don accordé, de cette faveur ou non divine ? Un état, un moment, l’extase. Une supplique, une embellie, d’autres extases encore. Sans oublier ces vies que l’on épargne, ce coup souvent fatal, ces inquiétudes et cet accueil, le consentement ou le refus. Les uns disent « Grâce à Dieu », tandis que d’autres ne croient qu’en la chaleur d’une main dans la leur. Mais de textes en textes, de mots d’amour en chants des morts, de cimes en abîmes, les 118 poètes de cette anthologie entonnent sans relâche la grande partition de la vie. Et s’ils viennent de tous les horizons – si elles viennent, car plus de la moitié sont des femmes –, c’est pour dire d’une voix multiple et une : Gracias a la vida !
118 poètes parmi lesquels :
Garous Abdolmalekian, Olivier Adam, Maram al-Masri, Victoria Amelina, Katerina Apostolopoulou, Samantha Barendson, Stéphane Bataillon, Gilles Baudry, Brigitte Baumié, Gioconda Belli, Nawel Ben Kraïem, Jeanne Benameur, Levent Beskardès, Christian Bobin, Caroline Boidé, Katia Bouchoueva, Georges Brassens, Didier Cahen, Hélène Cadou, René Guy Cadou, Emanuel Campo, Roja Chamankar, François Cheng, Marion Collé, Hélène Dorion, Estelle Dumortier, Louise Dupré, Mohammed El Amraoui, Eom Won-tae, Albane Gellé, David Giannoni, Xavier Grall, Elisabeth Granjon, Sophie Grenaud, Ève Guerra, Hubert Haddad, Nâzım Hikmet, Marie Huot, Imasango, Charles Juliet, Sofía Karámpali Farhat, Vénus Khoury-Ghata, Christophe La Posta, Yvon Le Men, Denise Levertov, Laura Lutard, Maria Mercé Marçal, Jidi Majia, Rita Mestokosho, Aksinia Mihaylova, Hala Mohammad, Marie Nimier, Carl Norac, Simon Ortiz, Orianne Papin, Marie Pavlenko, Anthony Phelps, Paola Pigani, Dimitri Porcu, Karine Reysset, Arthur Scanu, Jean‑Pierre Siméon, Valeriu Stancu, Ceija Stojka, Murielle Szac, Hadassa Tal, Maud Thiria, André Velter, Claude Vigée, Ella Yevtouchenko…
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Participation à l’anthologie FRONTIÈRES, PETIT ATLAS POÉTIQUE, parue aux éditions Bruno Doucey en février 2023 à l’occasion du Printemps des poètes.

Le mot de l’éditeur :
» Prononcez le mot Frontières et vous aurez aussitôt deux types de représentations à l’esprit. La première renvoie à l’image des postes de douane, des bornes, des murs, des barbelés, des lignes de séparation entre États que l’on traverse parfois au risque de sa vie. L’autre nous entraîne dans la géographie symbolique de l’existence humaine : frontières entre les vivants et les morts, entre réel et imaginaire, entre soi et l’autre, sans oublier ces seuils que l’on franchit jusqu’à son dernier souffle. La poésie n’est pas étrangère à tout cela. Qu’elle naisse des conflits frontaliers, en Ukraine ou ailleurs, ou explore les confins de l’âme humaine, elle sait tenir ensemble ce qui divise. Géopolitique et géopoétique se mêlent dans cette anthologie où cent douze poètes, hommes et femmes en équilibre sur la ligne de partage des nombres, franchissent les frontières leurs papiers à la main. »
112 poètes parmi lesquels :
Chawki Abdelamir, Olivier Adam, Maram al-Masri, Katerina Apostolopoulou, Margaret Atwood, Nawel Ben Kraïem, Tanella Boni, Katia Bouchoueva, Giorgio Caproni, Marianne Catzaras, Roja Chamankar, Mah Chong-gi, Laetitia Cuvelier, Louis-Philippe Dalembert, Najwan Darwish, Flora Aurima Devatine, Estelle Dumortier, Mireille Fargier-Caruso, Sabine Huynh, Imasango, Charles Juliet, Sofía Karámpali Farhat, Aurélia Lassaque, Bernard Lavilliers, Perrine Le Querrec, Laura Lutard, Yvon Le Men, Jidi Majia, Anna Malihon, Hala Mohammad, James Noël, Marc Alexandre Oho Bambe, Marie Pavlenko, Paola Pigani, Florentine Rey, Yannis Ritsos, Sapho, Jean-Pierre Siméon, Pierre Soletti, Fabienne Swiatly, Murielle Szac, Laura Tirandaz, André Velter, Anne Waldman, Eom Won-tae, Lubov Yakymtchouk, Ella Yevtouchenko…